Première femme professeure à la Sorbonne, première personne à recevoir deux prix Nobel dans deux disciplines différentes… Marie Curie n’a pas seulement brisé le plafond de verre, elle l’a pulvérisé. Mais derrière les trophées se cache l’histoire d’une dévotion totale, une vie sacrifiée sur l’autel de la science pour sauver des millions de vies futures.
Née Maria Sklodowska dans une Pologne occupée, elle a dû étudier en secret dans une « université volante » avant de rejoindre Paris. Sans le sou, s’évanouissant parfois de faim, elle travaillait dans un hangar glacial qui servait de laboratoire. C’est là, dans des conditions précaires, qu’elle et son mari Pierre ont isolé le radium et le polonium.
Marie Curie ne cherchait ni la gloire ni l’argent. Pendant la Première Guerre mondiale, elle a créé les « Petites Curies », des unités de radiologie mobiles, allant elle-même sur le front pour aider les chirurgiens à localiser les balles dans le corps des soldats blessés.
Elle manipulait des tubes radioactifs à mains nues, ignorant qu’ils la tuaient à petit feu. Elle est morte de sa propre découverte, laissant au monde la radiothérapie et l’imagerie médicale. Marie Curie incarne l’essence du pionnier : celui qui marche vers l’inconnu, portant la lumière, quel qu’en soit le prix personnel.