L’histoire est souvent écrite par les vainqueurs, mais la vérité finit toujours par éclater. Pendant des décennies, le monde a célébré Watson et Crick pour la découverte de la structure de l’ADN. Mais dans l’ombre de ce succès masculin se tenait Rosalind Franklin, une chimiste brillante dont le travail crucial a été utilisé sans sa permission, puis oublié. Il est temps de rendre hommage à l’héroïne invisible de la biologie moderne.
Au début des années 50, la course pour comprendre le secret de la vie — la structure de l’ADN — bat son plein. Rosalind Franklin, experte en cristallographie aux rayons X, capture une image stupéfiante : la « Photo 51 ». Cette image révélait clairement la structure en double hélice de l’ADN.
À son insu, cette photo a été montrée à ses concurrents, Watson et Crick. C’est le déclic qui leur a permis de construire leur modèle et de remporter le prix Nobel. Rosalind est décédée d’un cancer à 37 ans, avant que son rôle ne soit reconnu, et le comité Nobel ne récompense pas à titre posthume.
Rosalind Franklin n’était pas seulement une victime de l’histoire ; c’était une scientifique d’une rigueur et d’une intégrité absolues. Elle refusait de spéculer avant d’avoir des preuves irréfutables. Aujourd’hui, Waanzilishi la célèbre non seulement pour son génie, mais comme un symbole pour toutes les femmes de science dont la lumière a été injustement tamisée.